Page 124 - Atouts-Cameroun-2017-FR
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124LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUNremarquée de cette personnalité à la 24e CIMAE tenue à Doha (Qatar) a permis de donner une vigueur nouvelle à la coopération avec l’OCI.L’adoption par le 3ème sommet islamique extraor- dinaire tenu les 7 et 8 décembre 2005 à la Mecque d’un «Programme spécial pour le déve- loppement de l’Afrique» (PSDA) fut une des déci- sions majeures dudit sommet. Il convient de souli- gner le rôle joué par les ambassades du Cameroun et de Côte-d’Ivoire dans l’inscription de cette question à l’ordre du jour et son adoption par les souverains et chefs d’Etat des pays membres de l’OCI. En application de ce programme spécial, en fonds de lutte contre la pauvreté dénommée Fonds islamique de solidarité pour le développe- ment a été créé en 2006 à Koweït City. Il est doté d’un capital de 10 milliards de dollars U.S. Le Cameroun y a souscrit pour un milliard de FCFA.La coopération entre le Cameroun et l’OCI dans le domaine économique et financier s’est déve- loppée à travers certains Accords dont l’Accord général de coopération économique, technique et commercial signé et ratifié par le Cameroun (1978) ; l’Accord sur la promotion, la protection et la garantie des investissements signé et ratifié par le Cameroun (1995) ; l’Accord-cadre sur le système de préférences commerciales entre les Etats membres, entre autres.Plusieurs institutions jouent un rôle majeur pour le renforcement de cette coopération. Il en est ainsi : de la Banque Islamique de Développement (BID); de la Chambre Islamique de Commerce et d’Industrie ; de la Société islamique d’assurance crédit à l’exportation et de garantie des investis- sements ; du Comité permanent pour la coopéra- tion économique et commerciale.Institution phare de financements, la BID joue par- ticulièrement un rôle apprécié par les pouvoirs publics camerounais. Il convient d’ailleurs de signaler que le tout premier projet financé par cette Banque au lendemain de sa mise en fonc- tion en 1975 a été un projet camerounais, à savoir la construction du barrage hydroélectrique de Song-loulou pour un montant de 7 000 000 de dolards américain.La réalisation d’autres projets s’est faite avec le concours financier de la BID. Entre autres, on peut citer : la CELLUCAM, pour un montant de 10,630 millions de dolards américain ; le projet d’hydrau- lique villageoise à travers 400 forages, pour un montant de 5 millions de dolards américain ; la route Douala-Yaoundé, montant accordé : 6 mil- lions de dolards américain ; l’équipement de l’hô- pital de Kousséri, pour un montant de 1,2 million de dolards américain; le projet de développement rural intégré de la Menchum et du développement rural de l’Extrême Nord, pour les montants respec- tifs de 3,930 millions de dolards américain.LES ORGANISATIONSNON GOUVERNEMENTALESLes dispositions législatives libérales adoptées au début des années 90 ont favorisé l'avènement de nombreuses organisations non gouvernementales au Cameroun. Un bon nombre d'entre-elles sont les filiales d'organisations existant au plan mondial. Les activités des ONG sont régies par la loi du 22 décembre 1999 qui réglemente leurs activités. Ces organisations déploient leurs activités dans des domaines très variés qui vont du développement à l’environnement en passant par les différents aspects de la défense des droits de l’homme et de la protection de la santé des populations.À titre d'exemple, on peut citer les organisations qui ont été consultées au sujet de la construction du pipe-line Tchad-Cameroun. L'origine des fonds dont disposent certaines de ces organisa- tions et leur utilisation font désormais l’objet d'un contrôle des pouvoirs publics.L'APPAREIL DIPLOMATIQUE DU CAMEROUNLe Cameroun dispose d'un réseau diplomatique étendu qui compte une trentaine d'ambassades et de représentations auprès des organisations internationales comme l’ONU et l’UE, auxquelles s'ajoutent un certain nombre de consulats dans les pays où résident d'importantes communautés camerounaises (voir le chapitre renseignements pratiques en fin de volume).La diplomatie camerounaise a pour chef le prési- dent de la République lui-même. Il est assisté dans sa tâche du ministre des Relations exté- rieures. Ce dernier est à son tour assisté par deux ministres délégués, l’un chargé des Relations avec le Commonwealth, l’autre des Relations avec le Monde islamique;L’Ambassade du Cameroun en Belgique à Bruxelles


































































































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