Page 20 - Atouts-Cameroun-2017-FR
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20Cameroun sont réunies sous le nom de République fédérale du Cameroun. La Constitution de 1961 définit le Cameroun comme un Etat fédéral avec un régime politique présidentiel. Le Président de la République est à la fois chef de l'Etat et chef du gouvernement. Il est assisté d'un vice-président.1966 : le multipartisme disparaît. Les partis poli- tiques fusionnent pour donner naissance à l'Union Nationale Camerounaise (UNC). C'est le début du régime du parti unique.L’ETAT UNITAIREOnze ans après la Réunification, la volonté d'unité se manifeste une fois de plus lors du référendum du 20 mai 1972. Résultats : 3.217.056 voix pour, 158 contre. C'est la fin des structures fédérales et la naissance de la République Unie du Cameroun.La Constitution de 1972 maintient le régime pré- sidentiel. Le président de la République n'est plus assisté d'un vice-président ; les deux Etats fédérés disparaissent pour faire place à un seul Etat. Les quatre assemblées sont réduites à une seule : l'Assemblée nationale.L’ACCESSION DE PAUL BIYAA LA MAGISTRATURE SUPRÊMENovembre 1982. Deux événements majeurs mar- quent l’histoire du Cameroun : la démission sur- prise du président Ahmadou Ahidjo le 4 novem- bre et l’accession le 6 novembre à la magistrature suprême de Paul Biya, Premier ministre depuis 1975, en vertu de l’amendement constitutionnel issu de la loi N° 79/02 du 19 juin 1979.Dans le discours-programme qu’il prononce le jour de sa prestation de serment à l’Assemblée nationale, Paul Biya se révèle à ses compatriotes et à la communauté internationale. Il axe d’em- blée son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion et la moralisation des comportements ; le renforcement de la coopéra- tion internationale. Pour de nombreux observa- teurs, Paul Biya apparaît très vite comme l’incar- nation du rêve d’un Cameroun nouveau, conscient de son potentiel et revendiquant une meilleure place dans le concert des nations.Considéré au début comme un modèle de trans- fert de pouvoir en Afrique – à l’instar de la suc- cession de Léopold Sédar Senghor par Abdou Diouf au Sénégal quelques mois auparavant – le changement survenu à la tête de l’Etat au Cameroun connaîtra par la suite de nombreux problèmes. Ils seront notamment dus à la volonté d’Ahmadou Ahidjo, resté à la tête en parti unique, l’Union nationale camerounaise (UNC) de reprendre le pouvoir qu’il avait pourtant libre- ment cédé. Pour faire face à cette transition diffi- cile, le président Paul Biya a des atouts dont les moindres ne sont pas ses cursus académique et professionnel et le soutien de l’immense majorité des Camerounais.Né le 13 février 1933 à Mvomeka’a (arrondis- sement de Meyomessala, département du Dja-et- Lobo, province du Sud) de feu Etienne Mvondo Assam et de Mme Mvondo, née Anastasie Eyenga Elle, Paul Biya jouit d’un brillant parcours universitaire : licence en droit public, diplôme d’études politiques, diplôme de l’Institut des Hautes Etudes d’Outre-mer, diplôme d’études supérieures en droit public. Sa carrière est tout aussi impressionnante : chargé de mission à la présidence de la République (octobre 1962) ; directeur du Cabinet du ministre de l’Education (Janvier 1964) ; secrétaire général du ministère de l’Education nationale (juillet 1965) ; directeur du Cabinet civil du président de la République (décembre 1967) ; secrétaire général de la pré- sidence de la République et directeur du Cabinet civil (janvier 1968) ; ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République (juin 1970) ; Premier ministre du 30 juin 1975 au 5 novembre 1982.Le soutien populaire à Paul Biya dans la crise politique qui secoue le Cameroun au début des années 80 est d’autant plus important que lorsqu’est annoncé un complot contre la sûreté de l’Etat le 22 août 1983, les Camerounais dans leur immense majorité se rangent derrière le nou- veau chef d’Etat. Une situation qui oblige son prédécesseur à démissionner de la présidence de l’UNC au profit de Paul Biya, intronisé lors du congrès du 14 septembre 1983 à Yaoundé. Avril 1984, les derniers soubresauts deDiscours d’investiture du Président Paul Biya en 1982LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN


































































































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