Page 203 - Atouts-Cameroun-2017-FR
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Il apparaît clairement que la mise à disposition d’espaces et la création de lotissements sont autant d’atouts mis en œuvre par le MINDCAF, dans le cadre de l’exécution de l’important programme de construction de logements sociaux impulsé par le Chef de l’Etat, dans le cadre de la vision d’un Cameroun émergent à l’horizon 2035.RÉORGANISATION DU PATRIMOINE DE L’ETATIl faut le reconnaître, les problématiques liées à la gestion du Domaine public sont nombreuses et préoccupantes. Il y a peu, toute une conférence annuelle des responsables des services centraux et extérieurs du MINDCAF, la 6e, s’est tenue à Yaoundé en rapport avec la question. Le sujet est à forts enjeux, et les pouvoirs publics se sont résolus à prendre le problème à bras le corps. Au cours des travaux susmentionnés, il a été question de débattre autour du thème général des assises : « La protection et la valorisation du Domaine public. »Protéger le Domaine public, on en convient, c’est d’abord l’évaluer, sans ce qu’il est, et dans quel état il est. Sachant qu’il s’agit à la fois de l’es- pace routier, portuaire, aéroportuaire et mari- time, reconnaissons que le répertorier n’est pas une tâche aisée. Surtout quand on sait que même le patrimoine mobilier, immobilier et foncier de l’Etat – espace côtier, zones arides et marécages – doivent aussi être visibles.Le répertoire est une tâche ardue, mais indispen- sable au regard des multiples abus observés. Parce que l’expérience l’a prouvé : l’occupation anarchique et non autorisée des emprises rou- tières, ferroviaires et autres, sont autant de freins àLe MINDCAF est un des piliers dans l’exécution des programmes de logements sociauxla valorisation du Domaine public. Les spoliations et autres abus au détriment de l’Etat doivent être définitivement stoppés. Et il revient au MINDCAF de dire et de redire le rôle et la responsabilité de l’Etat dans la gestion de ce patrimoine, de repré- ciser le Domaine public concédé, et, aussi, de dire comment débattre de la meilleure manière de protéger les bâtiments et édifices publics.Ceci est d’autant plus urgent et important que les problèmes liés aux questions domaniales, fon- cières et cadastrales sont cruciales, et créent d’in- terminables conflits appauvrissant l’Etat et les hommes, et engagent des vies.Que faire donc pour protéger intégralement le Domaine public ? La mission s’est avérée déli- cate, au vu de la situation qui a prévalu pendant des années. Fallait-il uniquement sanctionner les fonctionnaires véreux, géomètres et autres notaires souvent complices ? Déguerpir à tour de bras les populations – le plus souvent pauvres – en quête de toit en zones marécageuses ? Libérer les emprises par la force ? Certes, l’occupation non autorisée du Domaine public freine parfois nombre de projets, voire met en danger les occu- pants illégaux. Mais les pouvoirs publics ont aussi le devoir d’agir dans l’intérêt de tous. Sensibiliser, récuser, auditer et contrôler semble être la voie qui a été choisie.Le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières y a vu une nouvelle opportunité, la possibilité d’un nouveau départ pour une ges- tion plus scientifique, plus managériale, plus cohé- rente, rationnelle et mieux planifiée des dépen- dances du Domaine public au Cameroun nLES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN203


































































































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