Page 239 - Atouts-Cameroun-2017-FR
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239Élevage et PêcheINTRODUCTIONEn 2014, la valeur ajoutée du sous-secteur élevage a connu une croissance de 5,7 % tandis que celle du sous-secteur pêche a augmenté de 2,7 % par rapport à 2013. Cette hausse de la production est due pour une bonne part au succès du programme agropoles, lancé par le gouvernement en 2012. Ce programme dont la phase-pilote s’est achevée en 2014 a pour objectif d’apporter des solutions aux contraintes structurelles qui entravent le dévelop- pement des filières agricoles, halieutiques et pasto- rales. Sur les 16 agropoles fonctionnels, 14 ont bénéficié des financements du gouvernement pour un montant de 1,7 milliard de FCFA en 2014.ELEVAGEBOVINSEn 2014, avec un taux de croissance de 8,7 %, le cheptel bovin s’est situé à 6,3 millions de têtes. La quantité de viande issue de l’abattage est passée de 92 163 tonnes en 2013 à 102 572 tonnes. Les actions d’amélioration de la production ont essentiellement porté sur : l’intensification des cam- pagnes de vaccination contre les grandes épizoo- ties notamment la phase expérimentale de la vacci- nation contre la fièvre aphteuse ; le renforcement des capacités en pratique d’insémination artificielle ;l’intensification des activités de la SODEPA et les stations d’élevage érigées depuis 2013 en fermes semencières ; le développement de la culture four- ragère. Au premier semestre 2015, la production de la viande bovine est estimée à 31 132 tonnes, soit une baisse de 38 % par rapport à la même période de l’année dernière.PETITS RUMINANTSLe cheptel de petits ruminants a connu en 2014 un accroissement de 3,3 % du nombre d’ovins et un recul de 1,7 % de l’effectif de caprins. Les quantités de viande produites sont respective- ment de 25 341 tonnes et de 12 833 tonnes. Les actions engagées dans cette filière sont entre autres : la poursuite de la lutte contre les mala- dies animales avec l’acquisition de 1,8 million de doses de vaccins pour la prévention de la peste dans les élevages encadrés ; l’installation à Yaoundé d’un abattoir mobile pour les petits ruminants ; l’accompagnement des organisations de producteurs à travers les formations en tech- niques de conduite d’élevage ; l’appui en équi- pement de production et la facilitation à l’accès du matériel animal performant. Au premier semestre 2015, la production de la viande de petits ruminants connaît une baise de 13,6 % par rapport à la même période il y a un an.LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN


































































































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