Page 284 - Atouts-Cameroun-2017-FR
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284LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUNFoire Transfrontalière de la CEMAC (FOTRAC). Manifestation qui a mobilisé, outre les déléga- tions du Tchad, de la République Centrafricaine, du Congo et du Cameroun et du Gabon, celle du Togo, pays de l’Afrique de l’Ouest.Dans la foulée, des actes forts ont été posés en vue de l’accroissement des échanges avec le Nigeria voisin. En dehors de la participation dés- ormais régulière du Cameroun à la Foire interna- tionale de Lagos, tenue du 6 au 15 novembre, il y a lieu de relever les pourparlers engagés avec la National Agency for Food and Drug Administration and Control, dans la perspective d’une harmonisation des normes de produits avec l’Agence des Normes et de la qualité (ANOR).Les secteurs d’activités retenus sont : les matériaux de construction, l’agro-industrie, les services, le tex- tile et l’habillement, les mines, l’agriculture et les produits cosmétiques. Toujours dans l’optique de développer les échanges intra-communautaires et intra-régionaux, toutes les mesures ont été prises afin de permettre aux collectivités territoriales décentralisées concernées de continuer à assurer la maîtrise d’ouvrage des travaux de construction du Marché frontalier de Doumo, dans le Nord.RÉGULATION DU MARCHÉ INTÉRIEURDans ce cadre, les services compétents du Ministère du Commerce se sont, pour certains avec le concours de divers partenaires, employés à lutter contre les pratiques commerciales illicites, améliorer la structuration de la distribution des produits de grande consommation, promouvoir la consommation des produits locaux, et préserver l’équité dans les transactions commerciales.Concernant la lutte contre les pratiques illicites, la densification des opérations de contrôle se sera traduite aussi bien par la régularité que par une plus grande couverture territoriale des descentes opérées par les Brigades des contrôles et de la répression des fraudes. 48 867 infractions ont été constatées et sanctionnées. Autre exemple, la saisie de 100 tonnes de poulet et d’abats de volaille de contrebande, d’huiles végétales raffi- nées non conformes à la norme camerounaise, de boissons alcoolisées non estampillées, ainsi que de produits alimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques impropres à la consommation.Signalons enfin, toujours sur ce point, les batailles quotidiennes gagnées contre le sipho- nage du gaz domestique, le reconditionnement du ciment et l’utilisation dans le commerce d’ins- truments de mesure prohibés.AMÉLIORATION DES CIRCUITS DE DISTRIBUTIONCette activité a été, dans une approche décen- tralisée, menée par le biais du transfert aux com- munes, des fonds destinés à la construction de30 marchés périodiques, dont 11 étaient déjà opérationnels en début 2016. Entre autres choses, les ventes promotionnelles des produits de grande consommation ont permis d’écouler plus de 700 tonnes d’huile de palme brute issue de la production villageoise. La promotion de la consommation des produits locaux s’est quant à elle effectuée à travers diverses manifestations (Festicoffee, Festicacao)...ACTIVITÉ COMMERCIALE : UNE LOI RÉVOLUTIONNAIRELa fin 2015 aura été marquée par l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi régissant désormais l’activité commerciale au Cameroun. Promulguée le 21 décembre par le Président de la République, elle met en place de nouvelles règles dynamiques et modernes. Par exemple, la nou- velle loi procède à l’internalisation des Actes OHADA, s’agissant notamment du régime des succursales des sociétés et personnes physiques étrangères ; du statut de l’entreprenant ; de l’obli- gation, pour tout commerçant, de tenir une comp- tabilité régulière, etc.Par ailleurs, cette loi place l’activité de distribution en aval de celles de production et d’importation, afin de mieux structurer les circuits de distribution, avec d’un côté la distribution en gros et le com- merce de détail. De manière précise, le commer- çant qui exerce en même temps la distribution en gros et en détail sera désormais, pour les besoins de transparence, soumis à l’obligation de séparer les locaux destinés à chacune de ces deux activi- tés, et de tenir une comptabilité distincte.Lutte contre la vie chère


































































































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