Page 30 - Atouts-Cameroun-2017-FR
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302,7 % par rapport à 2013. Cette hausse de la production est due pour une bonne part au suc- cès du Programme agropoles, lancé par le gou- vernement en 2012. Ce programme dont la phase-pilote s’est achevée en 2014 a pour objectif d’apporter des solutions aux contraintes structurelles qui entravent le développement des filières agricoles, halieutiques et pastorales. Sur les 16 agropoles fonctionnels, 14 ont bénéficié des financements du gouvernement pour un mon- tant de 1,7 milliard de FCFA en 2014.En 2014, le cheptel national compte 6,3 mil- lions de têtes de bovins ; 3,2 millions de tête de porcins et 74,3 millions de têtes de volaille. Quant à la demande annuelle de poisson, elle est estimée à un peu plus de 300 000 tonnes. Cette demande est satisfaite par l’offre compo- sée de la production nationale et des importa- tions. En 2014, la production halieutique (indus- trielle, maritime artisanale et continentale) est esti- mée à 184 000 tonnes contre 94 718 en 2013. Cette évolution s’explique par :• l’amélioration du système de collecte des don- nées dans les différents points de débarquement ;• l’appui en équipements et matériels de pêche ;• la mise au repos biologique de la congestion des ressources halieutiques dans les retenus d’eau de Maga, Lagdo, Mbakaou et Mapé ;• la mise en œuvre de la convention de collabo- ration MINEPIA-MINDEF relative à la lutte contre la pêche illicite.S’agissant de l’aquaculture, 5 000 tonnes de pois- sons ont été produites dans les unités suivies. Ce résultat découle notamment de : la vulgarisation des nouvelles techniques de production (élevageEn 2037 le Cameroun comptera plus de 38 000 000 d’habitantsen cage, élevage en circuit fermé...) ; la mise à disposition des kits de pisciculture à certaines écloseries modernes, la réhabilitation de cer- taines stations aquacoles, la construction de trois écloseries modernes de production des semences de qualité et la création de quatre uni- tés-pilotes de production de poisson ; le renforce- ment des capacités d’environ 200 acteurs.MINESL’exploration et l’exploitation minières s’effectuent sous forme industrielle et artisanale. S’agissant de l’exploitation minière artisanale, 4 106 auto- risations d’exploitation ont été attribuées. Les réserves minières se présentent ainsi qu’il suit :Nickel – cobalt – manganèse de Lomién Production annuelle envisagée : 4 160 tonnes de cobalt, 3 280 tonnes de nickel, 45 000 tonnes de manganèse ;n Réserves évaluées dans la zone d’exploita- tion, Nkamouna : 54,7 millions de tonnes ;n Coût de projet : 615 millions de dollars ; n Emplois directs : 800 ;n Emplois indirects : 400.Fer de Mbalamn Réserves : non encore totalement évaluées. Actuellement les estimations sont de l’ordre de 200 millions de tonnes de fer riche et 1,2 milliard de fer pauvre ;n Cadence d’exploitation envisagée : 40 millions de tonnes par an ;n Coût du projet : cinq milliards de dollarsn Emplois envisagés : 3000 emplois directs.LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN


































































































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