Page 334 - Atouts-Cameroun-2017-FR
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334LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUNEn outre les taux d’intérêt bas et la sélectivité du crédit pratiqués durant cette période visaient à favoriser l’émergence des PME nationales et à soutenir les secteurs jugés prioritaires par les autorités nationales.Les effets de la crise économique, notamment les faillites bancaires, résultant de la détérioration du portefeuille des crédits consentis aux économies de la zone d’émission ont amené la BEAC à promou- voir de nouveaux instruments de politique de crédit plus adaptés à la situation de ces économies.LA PROGRAMMATION MONÉTAIRELa crise du secteur bancaire a conduit les autori- tés monétaires à améliorer les instruments de conception et de gestion de la politique moné- taire afin de garantir la stabilité de la monnaie, l’équilibre du marché financier et de favoriser le développement économique.Auparavant, réalisée à travers l’appréciation des seuls besoins futurs des banques estimés par confrontation des emplois et des ressources de leurs bilans passés, la définition des objectifs dans le domaine des crédits est basée depuis septembre 1991 et janvier 1992 sur la programmation moné- taire, qui vise à assurer la cohérence des objectifs et des décisions monétaires avec l’évolution prévisi- ble des autres grandeurs macro-économiques.Elle permet d’effectuer des projections des agré- gats monétaires, avoirs extérieurs, crédits intérieurs et masse monétaire, et de déterminer le montant maximum des concours de la BEAC (dit refinance- ment maximum) à partir des prévisions préalable- ment établies au cadrage macro-économique.l’Etat garantit, dans le respect des lois les opérations de transfertLA NOUVELLE POLITIQUEDE REFINANCEMENT DES BANQUESLe marché monétaire sous-régionalDepuis 1994, la BEAC tente de ne plus utiliser la technique de réescompte pour la régulation du mar- ché des liquidités. Elle a opté depuis lors, pour l’uti- lisation des mécanismes de marché à travers les- quels le taux d’intérêt joue un rôle de premier plan.C’est dans ce contexte qu’a été créé le marché monétaire de la Zone BEAC. A vocation à la fois nationale et sous-régionale, ce marché comporte deux compartiments : un premier interbancaire (niveau 1) sur lequel les banques s’échangent leurs excédents de trésorerie à des conditions libres en fonction de l’offre et de la demande ; le second pour les interventions de la Banque Centrale (niveau 2) sur lequel celle-ci peut vendre de la monnaie cen- trale aux banques pour réguler le marché dans le sens de ses objectifs monétaires ou de crédit.Toutefois, ces efforts restent insuffisants au regard de l’importance et de la nature des ressources nécessaires au développement du secteur productif, notamment les capitaux à risque et les crédits à moyen et long termes.Pour compléter ces instruments, la Banque centrale a initié des études sur les conditions de mise en place d’un système de financement à long terme de la zone d’émission. Ces études portent sur le renforcement des structures existantes telles que, entre autres, la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) la création d’autres institutions financières et surtout le lancement d’une bourse sous-régionale.


































































































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