Page 42 - Atouts-Cameroun-2017-FR
P. 42

42LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUNDirection Générale du BudgetLa Direction Générale du Budget veille notamment, à la qualité de la dépense publique. et fait du Budget Programme le meilleur outil de performance dans la gestion de cette dépense...L’amélioration de la qualité de service est une des priorités de la Direction Générale du Budget. Celle-ci passe, entre autres, par la bonne applica- tion de la Circulaire sur l’exécution du budget. Cette correspondance vient clarifier certaines dis- positions de la Loi de Finances et préciser cer- taines modalités d’exécution des budgets publics. C’est donc clairement un instrument de promotion d’une dépense publique de qualité, sous-tendu par le triptyque « Effectivité-Utilité-Juste prix » qui doit gouverner les opérations de dépense.La qualité de service passe aussi par le diagnos- tic des dysfonctionnements et leur correction. Lors de la Conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du MINFI tenue en février 2016 à Yaoundé, il a été par exemple recommandé : le respect des délais de production des informations économiques ; la diffusion des informations économiques à tous ceux qui souhaitent en disposer, etc. Ceci concernant la prévision des agrégats macroéco- nomiques et budgétaires, la production des infor- mations économiques et financières et l’évalua- tion de l’impact des politiques budgétaires.D’autres questions ont été abordées. S’agissant par exemple de la conduite de la Réforme budgé- taire, il a été relevé, entre autres choses, un besoin de lisibilité des actions menées dans le cadre de la réforme, la nécessité d’une plus grande implication des partenaires techniques qui accompagnent le Cameroun dans ce processus.BONNE GOUVERNANCEC’est dans la poursuite de cet objectif majeur que d’autres recommandations ont été faites lors de la conférence de février 2016. Ainsi, pour ce qui est de la préparation du Budget, un calendrier de préparation de la Loi de Finances a été élaboré, pour résorber le problème du dépôt tardif du projet de loi au Parlement. Concernant le contrôle budgétaire, il faudra accompagner les admi- nisrations publiques dans la gestion budgétaire, àtravers la formation et la vulgarisation de la régle- mentation, en vue d’une meilleure gouvernance et d’une dépense de qualité. Il a également été recommandé d’encadrer le processus d’allège- ment du contrôle financier a priori avec l’intro- duction de contrôle modulé, pour s’arrimer aux réformes des finances publiques.Par ailleurs, en ce qui concerne l’approfondisse- ment de la réforme budgétaire, à l’entame du triennat 2016-2018, le processus d’internalisa- tion des directives CEMAC devra connaître un tournant déterminant notamment avec la finalisa- tion de l’avant-projet de loi portant révision du Régime financier de l’Etat et l’élaboration des avant-projets de texte relatifs au Code de trans- parence et de bonne gouvernance, ainsi qu’au Règlement Général de la Comptabilité Publique. Dans le même ordre d’idées, la finalisation des outils méthodologiques du Contrôle de gestion constituera le point de départ de l’implémenta- tion du contrôle de gestion dans l’Administration. En outre, un cadre approprié de pilotage du triennat 2016-2018 doit être mis en place pour renforcer la lisibilité à moyen terme de la réforme. A cet égard, il a été prévu de finaliser le Plan d’action du triennat 2016-2018 pour la modernisation des Finances publiques ainsi que ses outils de suivi-évaluation.S’agissant la coordination des activités de la réforme budgétaire, outre la coordination des mis- sions-siège du FMI, l’année 2016 est marquée par la poursuite du processus de négociation de la convention de financement du 11e Fonds Européen de Développement (FED), qui viendra renforcer l’appui au processus de modernisation de la gestion des finances publiques. Et dans le cadre de la réforme du secteur public et parapu- blic, la Direction Générale du Budget s’est enga- gée à mettre à plat le texte régissant la rémunéra- tion des dirigeants et établissements publics ainsi que le statut général actuel des entreprises du sec- teur public et parapublic, afin de contribuer à l’amélioration des performances desdites entités. n


































































































   40   41   42   43   44