Page 59 - Atouts-Cameroun-2017-FR
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59l'organisation et au suivi étroit des stages et sémi- naires, considérés à juste titre comme les vecteurs les plus efficaces du professionnalisme, du sens de l'efficacité et du respect de la discipline.L'option ainsi prise en faveur de la formation a amené les instances dirigeantes de la Sûreté Nationale à consentir le sacrifice de surseoir à l'organisation des concours pendant sept ans, pour privilégier le recyclage par vagues succes- sives de plus de 7 000 fonctionnaires antérieure- ment recrutés dans des conditions de sélection et de formation incertaines. Au terme de cet ambi- tieux programme de formation de l’année 2008, le Chef de l'Etat, Son Excellence Paul BIYA a pu autoriser le démarrage d'un programme quin- quennal de recrutements au sein de la Police devant s'étendre de 2009 à 2014.Pour ce qui est du relèvement des capacités opéra- tionnelles des services, l'exécution du plan d'équi- pement initié en 2007 par l'acquisition de véhi- cules en faveur des villes de Yaoundé et de Douala, s'est poursuivi. De plus, des engins anti-émeutes de la dernière génération ont été acquis. D'autre part, le dispositif ESIR (Equipe Spéciale d'Intervention Rapide), jusque-là exclusivement installé à Yaoundé et Douala, a pu être étendu à Garoua, Bertoua, Bafoussam, Bamenda et Ebolowa, soit au total dans 7 chefs lieux des Régions sur 10 que compte le territoire national. L'année 2009 fut consacré à l'extension de ce dispositif sur l'ensemble des 10 chefs lieux de régions et dans certaines autres agglomérations urbaines à risque sécuritaire élevé.Ces deux dernières années ont par ailleurs vu la montée en puissance de la promotion de la police de proximité. Tout en rapprochant les pres- tations de la Police des populations, cette optionprésente par ailleurs l'avantage d'identifier la spécificité des menaces, et de leur apporter une réponse sécuritaire appropriée.Après le dispositif ESIR, les avancées récentes ont été consacrées par la création des postes de police de proximité dans certains sites de grande affluence et la mise en service de la CSD (Compagnie de Sécurisation des Diplomates) chargée d'assurer la sécu- rité des diplomates et des Missions Diplomatiques.La création de cette structure est en effet apparue néces- saire, compte tenu de la spécificité des missions dévolues aux Diplomates et des importantes respon- sabilités qu'elle impose au Gouvernement de par les Conventions internationales. En conclusion, progres- sivement et sûrement, mais de manière résolue et avec détermination, la Police Camerounaise est en ordre de bataille pour assumer ses responsabilités régaliennes qui, en contribuant à la préservation de la paix sociale, permettent au Gouvernement de la République de promouvoir sereinement le dévelop- pement socio-économique et culturel du Cameroun.STRUCTURES SOCIO PROFESSIONNELLESComme pour la pluspart des pays d’Afrique, les acteurs du monde économique camerounais se sont dotés de structures et d’organisations chargées de les représenter, de les défendre mais également de les aider en matière de formation professionnelle et de développement. On doit distinguer les organismes appelés socio-professionnels qui ont un caractère strictement syndical tel que La Confédération Syndicale des Travailleurs Camerounais (CSTC), et ceux qui ont une vocation de représentation profes- sionnelle et assurent des services aux métiers ou aux secteurs d’activités, comme Le Syndicat des Industriels du Cameroun (SYNDUSTRICAM).SYNDICATSContrairement à l’époque du parti unique où il n’existait qu’un seul syndicat de travailleurs, le Cameroun connaît aujourd’hui le pluralisme syndi- cal. C’est ainsi que l’on compte 528 syndicats enregistrés qui mènent leurs activités sans restriction conformément au droit syndical. Ce droit est garanti par la loi sur la liberté d’association et les textes législatifs en matière de travail, notamment le Code du travail et les Conventions Internationales pertinentes. On compte également plusieurs asso- ciations professionnelles qui assurent la promotion d’un secteur d’activité, et qui participent à présenter le dynamisme des entreprises camerounaises.Il existe au Cameroun deux principales confédé- rations syndicales de travailleurs :n La Confédération Syndicaledes Travailleurs Camerounais (CSTC) ;n l’Union des Syndicats libres du Cameroun (USLC).Les trois principales organisations socio-profes- sionnelles d’employeurs sont les suivantes :Le Groupement Inter Patronal du Cameroun (GICAM) est un partenaire pour les entreprises camerounaisesLES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN


































































































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