Page 113 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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                 Le Cameroun s’implique beaucoup dans les actions de l’Union africaine visant à promouvoir la paix et la sécurité en Afrique
Le Cameroun s’implique également beaucoup dans les actions de l’Union africaine visant à pro- mouvoir la paix et la sécurité en Afrique. Les fruits de cet engagement sont perceptibles. C’est ainsi que la ville de Douala a été choisie en décembre 2010 (au cours de la session du comité de défense et de sécurité de l’UA), pour abriter la base logistique continentale (BLC) des forces afri- caines en attente de l’UA. Cette décision a été entérinée par la conférence des chefs d’Etat, en janvier 2011. Le processus devant mener à l’opé- rationnalisation de cette BLC est enclenché. Des séminaires se sont tenus à Douala, à cet effet.
LA CEMAC ET LA CEEAC
Au niveau de la sous-région d'Afrique Centrale, le Cameroun est membre de deux organisations :
n La CEMAC (Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale)
n La CEEAC (Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale)
LA CEMAC
Les chefs d'Etats de l’ex-zone UDEAC, (Union Douanière des Etats d'Afrique Centrale), en signant en 1994 à N'djamena le traité de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale inauguraient un nouveau concept d'inté- gration économique. Par le biais de deux unions, l’Union Economique de l’Afrique Centrale (UEAC) et l’Union Monétaire de l'Afrique Centrale (umac), les
Etats membres entendaient passer d'une situation de coopération à un processus accéléré d'intégra- tion économique et monétaire. Divers textes ont complété le traité de 1994 dans les domaines ins- titutionnel, juridique et communautaire.
La CEMAC qui regroupe six Etats de la sous- région (Cameroun, Tchad, RCA, Guinée Equatoriale, Gabon, Congo Brazzaville ), se propose non seulement de renforcer l'intégration économique entre ces pays mais aussi de favori- ser la circulation des hommes et des biens au sein de cet espace. Pour ce faire, la communauté dispose d'une unité monétaire commune (le Franc CFA d'Afrique Centrale ) dont l’émission a été confiée à la Banque des Etats d'Afrique Centrale (beac) qui a son siège à Yaoundé. La BEAC, en liaison avec les différentes agences nationales, conduit la politique monétaire et émet la mon- naie qui a cours légal et pouvoir libératoire dans la zone CEMAC. Elle contrôle les opérations de change avec l’extérieur et veille au bon fonction- nement des systèmes de paiement. Le Franc CFA est rattaché, par l’intermédiaire du trésor fran- çais, à l'Euro avec lequel il jouit d'une parité fixe.
DE NOMBREUX CHANTIERS
Depuis une quinzaine d’années, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté écono- mique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) s’étaient engagés à mettre en œuvre un ambitieux programme de réformes institution- nelles visant une accélération de l’intégration : meilleure circulation des hommes, lancement d’une compagnie aérienne communautaire « Air CEMAC », renforcement des infrastructures rou- tières et des échanges intra-communautaires. Au fil des ans, la machine s’est malheureusement grippée en raison des égoïsmes nationaux.
En effet, afin de créer un véritable espace intégré de la zone CEMAC, les chefs d’Etat et de gouverne- ment avaient décidé de rendre effective la libre cir- culation des personnes par l’émission des passe- ports biométriques CEMAC. Malgré tout, certains pays continuent d’exiger des visas d’entrée aux membres de la communauté dont les procédures d’obtention constituent un véritable chemin de croix.
S’agissant du lancement de la compagnie com- munautaire aérienne Air CEMAC, il a été ren- voyé aux calendes grecques. La réalisation du Programme économique régional avance très lentement, la décision de mettre fin à la cohabi- tation de deux marchés financiers dans la zone : Douala et Libreville n’est toujours pas effective.
LA CEEAC
Le Cameroun est également membre de la Com- mission économique des Etats de l’Afrique cen- trale (CEEAC) créée le 18 octobre 1983 à Libreville (Gabon), en application des recomman- dations du plan d’action de Lagos (Nigeria)
LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN

















































































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