Page 114 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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                 d’avril 1980, relatives à l’établissement graduel d’un marché commun africain. Les autres mem- bres de la CEEAC sont :l’Angola, le Burundi, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la RCA, la RDC, Sao Tome et Principe, le Tchad.
L’un des chevaux de bataille de la Commission économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) est de favoriser la libre circulation des personnes au sein de son espace, un combat qui est loin d’être gagné.
Par ailleurs, il est attendu de certains Etats-mem- bres de ratifier ou d’adhérer à la convention de coopération et d’entraide judiciaire entre les Etats- membres de la Commission économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC); de ratifier ou d’adhérer à l’accord de coopération en matière de police criminelle ; de créer systématiquement des couloirs d’entrées CEEAC dans les aéroports et postes frontaliers et les rendre opérationnels ; de communiquer entre eux, et au secrétariat géné- ral, leurs actes légaux et réglementaires nationaux relatifs aux postes frontaliers homologués.
UNE POLITIQUE DE BON VOISINAGE
Le préambule de la Constitution camerounaise affirme la volonté du pays "d'entretenir avec les autres Nations du monde des relations paci- fiques et fraternelles". Le Président Paul Biya, pour sa part, a maintes fois souligné son attachement à la paix, convaincu que celle-ci est inséparable de la stabilité intérieure et du développement.
Ces affirmations sont à la base de la politique de bon voisinage que le gouvernement de Yaoundé mène avec les pays voisins. Compte tenu de la position géographique occupée par le Cameroun, cette politique répond aussi à une nécessité. Une partie non négligeable des
Le Cameroun participe pleinement aux destinés de la CEMAC
échanges extérieurs du Tchad et de la RCA tran- site en effet à travers le Cameroun.
Un autre exemple est fourni par la construction du Pipeline Doba-Kribi qui permet d'évacuer le pétrole du sud du Tchad. Le commerce avec le Gabon et le Congo Brazzaville est également un facteur de stabilité dans les relations entre les pays concernés. Si l’on excepte les problèmes relatifs au banditisme transfrontalier avec le Tchad et la RCA, les apports du Cameroun à ses six voisins ne posent pas de problèmes majeurs. Les relations entre Yaoundé et Abuja qui étaient tendues du fait de l’occupation de Bakassi par l’armée nigériane se normalisent progressivement, depuis le retour de cette péninsule à la mère-patrie.
BAKASSI RETOURNE À LA MÈRE-PATRIE
En application de l’arrêt de la Cour internatio- nale de justice du 10 octobre 2002 et en confor- mité avec l’accord de Greentree (Etats-Unis) du 12 juin 2006, la double cérémonie de retrait des forces nigérianes de Bakassi et de transfert d’autorité au Cameroun sur cette péninsule a eu lieu le 14 août 2008 à Calabar (Nigeria). Avec cette cérémonie de rétrocession, l’on peut affir- mer que le différend frontalier de la péninsule de Bakassi entre Camerounais et Nigérians relève désormais du passé. Cet aboutissement est le fait d’une volonté partagée entre Abuja et Yaoundé de préserver et de consolider les acquis de soli- darité et de bon voisinage, dans le cadre d’une communauté d’intérêt et de destin.
Pour autant, les dirigeants des deux pays ne sau- raient dormir sur leurs lauriers, tant il est vrai que la paix à Bakassi comme ailleurs, a toujours été une quête permanente, une œuvre jamais ache- vée. De ce fait, l’après-Calabar appelle un ren- forcement des échanges et de la coopération
 LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN





















































































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