Page 116 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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                 LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN
• Retrait de l’administration civile et des forces mili- taires et de police et transfert d’autorité dans les zones concernées situées le long de la frontière ;
• Protection des droits des populations concer- nées dans les deux pays ;ainsi que la réactiva- tion de la commission du Bassin du Lac Tchad.
• Elaboration de projets visant à promouvoir les entreprises économiques conjointes entre les deux pays et la coopération transfrontalière ;
Pour atteindre ces objectifs, la commission a établi une sous-commission de la démarcation adjointe d’une équipe technique mixte, et une sous-commission des populations concernées, ainsi que différents groupes de travail ad hoc relatifs à la péninsule de Bakassi et à la frontière maritime.
Un personnel d’observation, chargé de suivre la mise en œuvre du retrait des administrations et d’aider les opérations de démarcation a égale- ment été mis en place.
Après le retrait des troupes nigérianes de Bakassi et le transfert d’autorité au Cameroun, Yaoundé doit relever deux importants défis. Il s’agit de met- tre en valeur cette péninsule en y construisant des routes, des écoles, des structures sanitaires et en préservant la paix entre Camerounais et Nigérians qui ont choisi de continuer à vivre dans la zone. A ce sujet, il convient de rappeler que lors de la signature de l’accord de Greentree, le Cameroun s’est engagé à assurer aux ressortis- sants nigérians l’exercice des libertés et droits fon- damentaux consacrés par le droit international.
LE CAMEROUN ET LA FRANCOPHONIE
Dans le cadre de sa politique d’ouverture sur le plan international, le Cameroun, membre asso- cié de l’Agence de coopération culturelle et tech- nique (ACCT) depuis 1975, est devenu depuis le 19 novembre 1991, grâce à l’impulsion person- nelle du chef de l’Etat, S.E. Paul Biya, membre à part entière de la grande famille francophone.
Depuis lors, le Cameroun entretient une coopéra- tion suivie avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans les domaines poli- tique, économique, social, culturel et technique. Sur le plan politique, contrairement aux autres pays francophones d’Afrique, le Cameroun a adhéré relativement tard à la Francophonie. Cette évolution s’explique par des raisons de politique intérieure et d’équilibre entre les deux grandes communautés linguistiques nationales (anglophone et francophone).
Depuis son adhésion à l’OIF, le Cameroun a par- ticipé au plus haut niveau à tous les sommets de la Francophonie, encore appelés conférences des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage; à toutes les conférences
Le Cameroun a toujours témoigné son attachement aux valeurs du Commonwealth
ministérielles et sectorielles (Jeunesse et Sport, Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche, Justice, Communication).
Dans le domaine institutionnel, la coopération entre le Cameroun et la Francophonie est dense. Dans le volet parlementaire, le Cameroun a abrité trois ses- sions de l’assemblée parlementaire de la Francophonie en 1998, en 2007, ainsi qu’en 2013 lorsque Yaoundé a accueilli du 8 au 9 mai la XXIe assemblée régionale Afrique de l’APF. En matière d’appui au processus démocratique, l’OIF a envoyé les missions d’observation électorale dans le cadre des élections présidentielles, législatives et municipales de 1997, 2004, 2011 et 2013.
L’Association internationale des maires franco- phones (AIMF) contribue au renforcement des capacités des administrations et des élus locaux ainsi qu’au développement des infrastructures sani- taires et de la gouvernance environnementale. Par ailleurs, l’OIF a apporté son appui au Conseil national de la décentralisation (équipement et for- mation du personnel à la gestion axée sur les résul- tats), à la modernisation des services municipaux de l’état civil et aux finances des collectivités (ges- tion budgétaire de l’ordonnateur et paie du per- sonnel) des villes de Douala et de Yaoundé.
Dans le volet de la justice, l’OIF apporte son sou- tien au projet d’élaboration d’un plan national de modernisation de la justice camerounaise, à la mise sur pied d’un comité national de diffusion du droit, à la création d’une banque de données juri- diques informatisée par le programme « Collecte, gestion et diffusion du droit » (COGEDI), à la mise


















































































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