Page 117 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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                 en place d’un programme de formation continue en droits de l’homme, Etat de droit et droit huma- nitaire à l’Université de Dschang, en partenariat avec l’Université d’Evry (France).
LE CAMEROUN ET LE COMMONWEALTH
Le partenariat politique entre le Cameroun et le Commonwealth est fondé sur le souci partagé du Commonwealth et des autorités nationales d’im- prégner nos réformes politiques de l’esprit des dispositions de la déclaration de Harare de 1991, qui pourrait se résumer en deux points :
n la démocratie, basée sur le principe de la séparation des pouvoirs ;
n le respect des droits humains et des libertés.
L’éthique du Commonwealth d’un partenariat constructif s’est illustrée par son implication étroite au processus national de démocratisation. Ainsi, des équipes d’observateurs électoraux du Commonwealth ont pris part à la plupart des élections tenues au Cameroun depuis 1995 : législatives de 1997, présidentielles de 2004 et 2011, doubles scrutins législatifs et municipaux de 2002, 2007 et du 30 septembre 2013.
Dans cet élan, le chef de l’Etat, Paul Biya, a créé le 14 décembre 2002 la commission présiden- tielle Cameroun/Commonwealth sur les réformes politiques, en réponse à la désignation d’un envoyé spécial du secrétaire général du Commonwealth au Cameroun. Cette commission, qui est le cadre de référence du dialogue politique entre les deux parties, a reçu le mandat d’enca- drer les réformes dans quatre domaines : le pro- cessus électoral, la justice (univers carcéral inclus), la décentralisation et les droits de l’homme.
Le Cameroun a ainsi entrepris un vaste pro- gramme de réformes et de modernisation de son système politique. Les résultats obtenus à la faveur de cette dynamique sont notables. Entre autres, l’on peut citer :
• La loi portant création de l’Observatoire natio- nal des élections, adoptée en 2003,
• La restauration de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL),
• La création de la Commission nationale anti- corruption (CONAC) par le président de la République en mars 2006,
• La loi portant organisation de la Chambre des comptes de la Cour suprême,
• L’adoption par l’Assemblée nationale en juin 2005 d’un code de procédure pénale, entré en vigueur en 2007. Le Commonwealth et le bar- reau international avaient participé à l’élabora- tion du projet de texte,
• La réforme pénitentiaire,
• La création d’un organe indépendant chargé de l’organisation et de la gestion des élections, ELE- CAM (Elections Cameroun). Il est à noter que le Commonwealth s’est engagé à renforcer les capa- cités humaines et institutionnelles de cet organisme autant que nécessaire s’il en exprime le besoin.
Le modèle de coopération technique du Commonwealth est essentiellement fondé sur le renforcement des capacités humaines et institution- nelles (Capacity Building). Les mécanismes de mise en œuvre de cet appui technique sont, entre autres : l’octroi des bourses d’études, l’organisa- tion de séminaires – ateliers pour toutes catégories de professionnels et dans des domaines variés, à l’intérieur des pays-membres tout comme à l’échelle régionale. Au cours de la décennie écou- lée, près de 800 Camerounais en ont bénéficié.
Dans le domaine social, la coopération Cameroun-Commonwealth est bâtie sur trois piliers principaux : la promotion de l’égalité des genres, la promotion de la jeunesse, et la promotion de la santé publique et de l’éducation pour tous. En ce qui concerne l’égalité des genres et la promotion de la jeunesse, il s’agit d’un partenariat basé sur l’intérêt commun d’améliorer la condition de la femme et favoriser son émancipation et celle de la jeunesse, en vue de la participation effective de ces deux couches sociales au processus de gou- vernance et de développement du Cameroun.
LE CAMEROUN ET L'ORGANISATION DE LA CONFÉRENCE ISLAMIQUE
Le Cameroun a adhéré à l’OCI lors de la 5e ses- sion de la Conférence islamique des ministres des Affaires étrangères (CIMAE) qui s’est tenue à Kuala-Lumpur, en Malaisie, du 21 au 25 juin 1974. Depuis cette adhésion, les deux parties ont développé des relations de coopérations mul- tiformes, dans les domaines politique, écono- mique, culturel, juridique.
Le Cameroun a participé au niveau présidentiel du 5e Sommet des rois chefs d’Etat et de gouverne- ment de l’OCI tenu à Dakar du 9 au 12 décembre 1991. Il a participé au rang ministériel régulière- ment à tous les autres sommets ainsi qu’à toutes les conférences islamiques des ministres des Affaires étrangères organisées depuis son admission.
La création en décembre 1997 par le chef de l’Etat du poste de ministre délégué chargé des relations avec le Monde islamique et la participation remarquée de cette personnalité à la 24e CIMAE tenue à Doha (Qatar) a permis de donner une vigueur nouvelle à la coopération avec l’OCI.
L’adoption par le 3ème sommet islamique extraordi- naire tenu les 7 et 8 décembre 2005 à la Mecque d’un «Programme spécial pour le déve- loppement de l’Afrique» (PSDA) fut une des déci- sions majeures dudit sommet. Il convient de souli- gner le rôle joué par les ambassades du
LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN
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