Page 132 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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 OBJECTIF
CE PROJET VISE L’APPORT ADDITIONNEL EN EAU POTABLE DE LA VILLE DE YAOUNDÉ ET SES ENVIRONS, DE L’ORDRE DE 300.000 M3 PAR JOUR, POUR RÉGLER DÉFINITIVEMENT LE DÉFICIT ACTUEL OBSERVÉ DANS L’APPROVISIONNEMENT EN EAU DE CETTE AGGLOMÉRATION.
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                 eau de Yaoundé de 50 000 m3, l’attention est por- tée sur le projet AEP Yaoundé/Akomnyada. La sta- tion d’eau d’Akomnyada (Mbalmayo) qui permet d’alimenter la ville de Yaoundé avec 100 000 m3/jour est en cours d’extension et de modernisa- tion. Ce qui va permettre d’accroître, dans les pro- chains mois, sa capacité de production de 40 000 m3/jour supplémentaires. Grâce à cet apport et à la réhabilitation de la station de la Mefou, la capitale
politique du Cameroun verra son approvisionne- ment en eau potable porté à 190 000 m3/jour.
Malgré tout, le problème d’approvisionnement de Yaoundé en eau potable ne trouvera une solu- tion durable que lorsque sera mis en œuvre le projet d’alimentation de Yaoundé à partir du fleuve Sanaga dont l’état d’avancement se pré- sente ainsi qu’il suit :
Projet d’approvisionnement de la ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga
      LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN
ASPECT TECHNIQUE
LES TRAVAUX CONSISTENT EN LA CONSTRUCTION D’UN RÉSERVOIR DE SIX MILLIARDS DE M3 DE CAPACITÉ DE STOC-KAGE ; L’IMPLANTATION D’UNE USINE DE PIED DE 30 MW DE PUISSANCE POUR ÉLEC-TRIFIER LA RÉGION DE L’EST, ET UNE LIGNE D’ÉVACUATION D’ÉNERGIE DE 90KW DE 120KW
VILLES SECONDAIRES ET MILIEU SEMI-URBAIN
L’approvisionnement en eau potable ne concerne pas seulement les métropoles, grâce à un finance- ment de Eximbank Chine, le renforcement de l’ali- mentation est en cours, depuis les premiers mois de l’année 2015, dans quatre villes secondaires : Sangmélima, Kribi, Bamenda et Bafoussam. Il faut rappeler également que le milieu semi-urbain n’est pas oublié. Un projet a été lancé en 2015 pour le compte de 19 communes.
ELECTRICITE
En 2016, la production d’électricité s’établit à 6 511 GWH, en augmentation de 2,6 % par rap- port à 2015. Cette évolution s’explique par l’augmentation du débit des barrages d’Edéa et Song-loulou, suite à la mise en service du bar- rage de retenue de Lom-Pangar. Pour améliorer la distribution, les lignes de 90 KV Bassa-Deido et Bonabéri-Dangoté ont été construites. Par ail- leurs, la centrale thermique de Djamboutou d’une capacité de 20 MW, un transformateur de 35 MVA au poste d’Oyomabang et un autre de 50 MVA au poste de Bonabéri ont été mis en ser- vice. Le nombre de nouveaux branchements est de 90 533 contre 88 032 en 2015.
Au premier semestre 2017, la production d’élec- tricité est de 3 487,7 GWH, en hausse de 0,4 % par rapport à la même période de 2016. Au terme de l’année la production est attendue à 6 835 GWH, soit une augmentation de 5 %.
BAILLEUR
• ETAT DU CAMEROUN 93 MILLIARDS DE FCFA
• EXIMBANK CHINA
SITUATION ACTUELLE
• LA CONVENTION DE FINANCEMENT A ÉTÉ SIGNÉE AVEC EXIMBANK CHINE ;
• LE CONTRAT POUR LA MAÎTRISE D’ŒUVRE A ÉTÉ SIGNÉ ;
• LA MOBILISATION DES RESSOURCES NÉCESSAIRES POUR LA MISE EN ŒUVRE DE LA CONVENTION EST EN COURS (46 MILLIARDS DÉJÀ MOBILISÉS).
La production nationale d’électricité présente un gap de plus de 400 mégawatts par rapport à la demande. Ce qui, selon des analyses fiables, se traduit par un recul d’un point sur le taux de crois- sance annuel du produit intérieur brut (PIB). Compte tenu de cette situation, les entreprises industrielles grandes consommatrices d’électricité ne peuvent, ni optimiser leur production, encore moins étendre leurs activités. Une situation aussi gênante que para- doxale pour un pays qui représente le deuxième potentiel hydro-électrique de toute l’Afrique.
Au regard de ces indéniables atouts et de son souci de permettre au Cameroun d’atteindre à l’horizon 2020 une production énergétique de 3000 mégawatts, le gouvernement camerounais a entrepris depuis quelques années des actions efficientes sous l’impulsion du président Paul Biya.
ACTIONS EN COURS
Outre le barrage hydro-électrique de Lom Pangar dont la mise en eau partielle a eu lieu au mois de septembre 2015, le gouvernement a entrepris :
• la construction d’un aménagement hydro-élec- trique d’une capacité de 211 mégawatts (MW) associée à une ligne de transport d’énergie de 225 kilovolts (KV) et des postes, à Memve’ele sur le fleuve Ntem.
• La construction d’une centrale hydro-électrique de 15 mégawatts (MW) à Mekin sur le fleuve Dja et la réalisation d’une ligne d’évacuation d’énergie de 110 kilovolts (KV).







































































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