Page 164 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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                 LE RAIL AU SERVICE DE L’ÉCONOMIE
C’est dans l’air du temps que les grands chantiers structurants dont certains sont déjà lancés vont modifier la structure fondamentale des transports au Cameroun. A ce titre, il est à signaler le projet en bonne voix de construction d’une ligne de chemin de fer longue d’environ 602,6 km entre le site minier de Mbalam à l’Est, et la ville portuaire de Kribi, dans le Sud, pour un investissement d’envi- ron 3 100 milliards de FCFA. A ce tracé, il faudra ajouter la voie d’acheminement de l’alumine et des produits dérivés depuis l’usine d’Alucam à Edéa.
LE RESEAU FERROVIAIRE
L’ensemble du réseau national s’étend sur 1 245 km dont 1 016 km de voies principales. Afin de moderniser le réseau ferroviaire camerounais, il est prévu à l’horizon 2040, 1600 km de chemin de fer aux normes et standards internationaux qui seront construits, reliant ainsi le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest. Il sera constitué d’un rail de 50 kg avec un écartement de 1,435 mm. Autre amélio- ration, le réseau comportera également des tun- nels et des ponts à deux voies. Toutes les grandes régions du pays seront interconnectées par ce réseau ferroviaire qui reliera en même temps le Cameroun à ses voisins (Tchad, RCA, Nigeria...) Et la vitesse moyenne des nouveaux engins sera de 150 à 170 km/h pour les trains-voyageurs et 70 à 90 km/h pour les trains-marchandises. Le chemin de fer du futur qui se décline dans le plan directeur ferroviaire national va aussi faire écran aux limites actuelles du réseau existant. Les
La rare centrale de Yaoundé
contraintes de l’exploitation en voie unique ne seront désormais qu’un lointain souvenir. La mise en route de ces nouvelles modalités va assurément contribuer à faire du chemin de fer, un levier important de l’économie camerounaise.
La liaison Ngaoundéré-N’Djamena sera construite
Les mouvements des biens et des personnes entre le Cameroun et le Tchad se feront dans les pro- chaines années par le rail. Le projet d’extension du chemin de fer camerounais de Ngaoundéré vers N’Djamena, la capitale tchadienne, a fran- chi en juin 2014 une nouvelle étape, à la faveur de la signature de l’accord portant création du Comité ferroviaire Cameroun/Tchad. Les docu- ments ont été signés par le ministre camerounais des Transports, Robert Nkili, et le ministre tcha- dien des Infrastructures, des Transports et de l’Aviation civile, Adoum Younousmi.
Cet accord est la matérialisation des instructions données par les présidents Idriss Deby Itno du Tchad et Paul Biya du Cameroun les 22 et 23 mai 2014 à Yaoundé. C’était dans le cadre de la visite de travail qu’effectuait le président tchadien à l’invi- tation de son homologue camerounais. Avant le démarrage des travaux de construction de la voie ferrée fixé au 31 décembre 2016 d’après le chro- nogramme de la commission, des études de faisa- bilité doivent être menées en amont pour détermi- ner les coûts et le tracé définitif du chemin de fer entre les deux villes. « La Banque africaine de déve- loppement (BAD) et la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) sont déjà sur la liste pour financer ces travaux ».
 LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN
























































































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