Page 175 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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                de certains.Les infrastructures et superinfrastructures du port vont compléter le dispositif. Ces actions et d'autres doivent permettre de résorber définitive- ment le déficit de fluidité du Port et la réduction du temps de transit. Les nouveaux tarifs applicables aux prestations portuaires sont compétitifs.
Une stratégie pour l'améliorattion de la qualité des services portuaires est mise en œuvre avec la communauté portuaire. Elle est devenue un impératif sur le plan commercial. c'est le résultat de la coordination des intervenants dans les pres- tations de service. Evidemment pour implémenter tout ceci, il faut des hommes et des femmes bien outillés. La compétence des ressources humaines est un facteur clé de succès de toute chaine logis- tique. Un port bien équipé sans un personnel qualifié ne pourra jamais atteindre ses objectifs .
La performance d'un port réside aussi dans les taux de fret pratiqués par les compagnies mari- times et le délai de rotation des navires. Plus un navire reste à quai, plus le coût est élevé et c’est de même pour la marchandise. Ainsi l’efficacité du port traduit généralement la rapidité et la fia- bilité des services fournis.
la reconquête de l’hinterland (les pays sans litto- ral) qui est un atout indéniable du PAD, a été mise en branle. Sur instruction du Gouvernement de la République, nous avons créé deux repré- sentations à Bangui en RCA et à N'Djamena au Tchad. Les Responsables ont été nommés. Il s'agit de reconquérir les parts de marché perdus.
L’attractivité du port est le résultat de la fréquence des visites des navires. Les actions de normalisa- tion de toutes les activités et de renovation doi- vent pouvoir booster l'attractivité du port de Douala-Bonabéri. Et tout ceci concoure à rentre notre port compétitif dans un environnement concurrentiel.
Que faites vous pour fluidifier l’accès à la zone portuaire qui ralentissent souvent certaines activités?
Depuis 2014, date de la dernière congestion du Port de Douala, des mesures préventives sont prises par l'Autorité portuaire, en synergie avec les principaux acteurs de la chaine des exporta- tions pour éviter tout déficit de fluidité. Je préfère d'ailleurs déficit de fluidité à engorgement.
Un Comité de suivi a été créé par la Direction Générale du Port Autonome de Douala à cet effet. Cette instance qui regroupe tous les acteurs de la chaine logistique est chargée de manière perma- nente de la mise en œuvre des mesures arrêtées pour la recherche de plus de fluidité dans les opé- rations d'exportations. Donc une fois de plus, le Port de Douala-Bonabéri n'est pas engorgé.
Concrètement, c'est au mois de février 2018 que nous avons décidé de prendre des mesures fortes pour endiguer la saturation des terminaux bois et
conteneurs, et prévenir la congestion qui pointait à l’horizon. Le taux d’occupation au parc des mar- chandises à l’export était alors dee 130%, avec plus de 6000 conteneurs en stock au terminal à conteneurs et des rendements portiques de quai extrêmement faibles. Le temps d’attente des navires porte-conteneurs à la bouée de base était supé- rieur à 15 jours et le délai moyen de passage des conteneurs exports sur le terminal était proche de 17 Jours, contre moins de 08 Jours normalement.
Les parcs du terminal bois étaient quant à eux occupés à 82% et 83% au parc de commerciali- sation des grumes et débités respectivement.
Face à cette situation, il fallait réagir proptement pour inverser la tendance à la baisse de fluidité. Des actions menées à cet effet ont principale- ment consisté à :
• la modification et la simplification des procé- dures douanières d’embarquement, avec la sup- pression de l’analyse des images du passage- scanner dans la procédure pré-embarquement;
• l'augmentation lds cadences de manutention, à travers l’acquisition des capacités additionnelles de manutention des opérateurs des terminaux concer- nés, couplée à l’amélioration significative du taux de disponibilité opérationnel desdits équipements;
• l'amélioration les rendements de manutention avec, notamment au terminal à conteneurs, l’accrois- sement du rendement des portiques de quai qui se situe en moyenne à 17 mouvements à l’heure par portique et au terminal bois, où la cadence de livrai- son des navires est en hausse et se situe à environ 1800 mètres cubes par jour par navire;
• une meilleure organisation du travail dans lesdits terminaux avec la suppression des quotas d’entrée institués par DIT, avec une plus grande transparence dans la communication des prévisions d’embarque- ment entre les chargeurs et les lignes maritimes.
Et les résultats se sont vite fait ressentir. A ce jour, la fluidité est entièrement restaurée sur les exportations conteneurisées. Les délais de passage des conte- neurs à l’exportation dans ce terminal sont aujourd’hui en dessous de la franchise règlemen- taire de 07 jours et le temps d’attente des navires porte-conteneurs à la bouée de base est nul (0 jour).
Au terminal à bois, les parcs de commercialisation et d’embarquement sont occupés respectivement de 67% de grumes et 65% de débités, d’une part, et 68% de grumes et de 30% de débités, d’autre part, de leur capacité; bien en dessous du seuil de la norme admise de 70%, au-delà de laquelle le terminal est en état de congestion.
Tout ceci a été possible que grâce la synergire d'actions entre les principaux acteurs de la place portuaire de Douala-Bonabéri, et notre détermi- nation à ne pas vivre 2014. > > >
LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN
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