Page 18 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
P. 18

 18
                 Défilé à l’occasion des cinquantenaires de l’indépendance et de la réunification du Cameroun
République fédérale du Cameroun. La Constitution de 1961 définit le Cameroun comme un Etat fédéral avec un régime politique présidentiel. Le Président de la République est à la fois chef de l'Etat et chef du gouvernement. Il est assisté d'un vice-président.
1966 : le multipartisme disparaît. Les partis poli- tiques fusionnent pour donner naissance à l'Union Nationale Camerounaise (UNC). C'est le début du régime du parti unique.
L’ETAT UNITAIRE
Onze ans après la Réunification, la volonté d'unité se manifeste une fois de plus lors du réfé- rendum du 20 mai 1972. Résultats : 3.217.056 voix pour, 158 contre. C'est la fin des structures fédérales et la naissance de la République Unie du Cameroun.
La Constitution de 1972 maintient le régime pré- sidentiel. Le président de la République n'est plus assisté d'un vice-président ; les deux Etats fédérés disparaissent pour faire place à un seul Etat. Les quatre assemblées sont réduites à une seule : l'Assemblée nationale.
L’ACCESSION DE PAUL BIYA
A LA MAGISTRATURE SUPRÊME
Novembre 1982. Deux événements majeurs mar- quent l’histoire du Cameroun : la démission sur- prise du président Ahmadou Ahidjo le 4 novem- bre et l’accession le 6 novembre à la magistrature suprême de Paul Biya, Premier ministre depuis 1975, en vertu de l’amendement constitutionnel issu de la loi N° 79/02 du 19 juin 1979.
Dans le discours-programme qu’il prononce le jour de sa prestation de serment à l’Assemblée nationale, Paul Biya se révèle à ses compatriotes et à la communauté internationale. Il axe d’em- blée son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion et la moralisation des comportements ; le renforcement de la coopéra- tion internationale. Pour de nombreux observa- teurs, Paul Biya apparaît très vite comme l’incar- nation du rêve d’un Cameroun nouveau, conscient de son potentiel et revendiquant une meilleure place dans le concert des nations.
Considéré au début comme un modèle de trans- fert de pouvoir en Afrique – à l’instar de la succes- sion de Léopold Sédar Senghor par Abdou Diouf au Sénégal quelques mois auparavant – le chan- gement survenu à la tête de l’Etat au Cameroun connaîtra par la suite de nombreux problèmes. Ils seront notamment dus à la volonté d’Ahmadou Ahidjo, resté à la tête en parti unique, l’Union nationale camerounaise (UNC) de reprendre le pouvoir qu’il avait pourtant librement cédé. Pour faire face à cette transition difficile, le président Paul Biya a des atouts dont les moindres ne sont pas ses cursus académique et professionnel et le soutien de l’immense majorité des Camerounais.
Né le 13 février 1933 à Mvomeka’a (arrondisse- ment de Meyomessala, département du Dja-et- Lobo, province du Sud) de feu Etienne Mvondo Assam et de Mme Mvondo, née Anastasie Eyenga Elle, Paul Biya jouit d’un brillant parcours universi- taire : licence en droit public, diplôme d’études politiques, diplôme de l’Institut des Hautes Etudes d’Outre-mer, diplôme d’études supérieures en droit
 LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN
P




















































































   16   17   18   19   20