Page 308 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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                 LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN
s’accroissent de 7,1 %, et ceux aux institutions financières non bancaires de 33,4 %. S’agissant de la structure, les crédits à court terme représen- tent 60,3 %, ceux à moyen terme 37,9 % et les crédits à long terme 1,8 %.
A fin juin 2017 et par rapport au 30 juin 2016, le crédit intérieur augmente de 18,6 % (495,8 mil- liards), sous l’effet des hausses de 273 milliards des crédits à l’économie et de 222,8 milliards des créances nettes sur l’Etat. La PNG passe d’une position créditrice de 56,1 milliards à fin juin 2016 à une position débitrice de 221,2 milliards.
COMPOSANTES DE LA MASSE MONÉTAIRE
A fin décembre 2016, la masse monétaire au sens large (M2) progresse de 5,2 % pour s’établir à 4 163,1 milliards. L’évolution des composantes de la masse monétaire fait ressortir une hausse de 12,8 % de la monnaie fiduciaire, 2,2 % de la monnaie scripturale et 4,5 % de la quasi-mon- naie. Au 30 juin 2017 et en glissement annuel, la masse monétaire est en hausse de 4,9 % et se situe à 4 158 milliards. Elle est composée de 20,0 % de monnaie fiduciaire, 42,9 % de mon- naie scripturale et 37,1 % de quasi-monnaie.
SECTEUR BANCAIRE ET FINANCIER
En 2016, le secteur bancaire et financier se carac- térise par l’accroissement des dépôts et des crédits, une stabilisation des créances brutes en souffrance et l’amélioration du poids de la microfinance. Le taux de bancarisation passe de 15,5 % en 2015 à 19,5 %. Le nombre de comptes ouverts dans les banques et les EMF est de 4 880 730 contre 3 805 445 en 2015. L’essor du « mobile money » et de la monnaie électronique a facilité l’accès aux services financiers et l’inclusion financière.
La contribution du secteur bancaire et financier au financement de l’économie est la plus importante dans la CEMAC, même si elle reste inférieure à celle des pays africains comparables. Le ratio cré- dit bancaire intérieur sur PIB est de 16,3 % en 2016 au Cameroun contre 27,2 % en Côte d’Ivoire, 33,5 % au Sénégal, 43,3 % au Kenya, 113 % au Maroc et 180 % en Afrique du Sud.
SECTEUR BANCAIRE
Le bilan consolidé des 14 banques en activité s’élève à 4 570,1 milliards au 31 décembre 2016 et à 4 993,4 milliards à fin juin 2017. Cinq banques (Afriland First Bank, BICEC, SG-C, ECOBANK et SCB) concentrent environ 72 % de l’encours des crédits et 75 % des dépôts.
Le degré d’intermédiation, mesuré en rapportant l’encours des crédits sur les dépôts, fléchit à nouveau à 73,9 % au 30 juin 2017 contre 79 % à fin juin 2016 et 82 % au 30 juin 2015. La faiblesse struc- turelle des fonds propres (258,5 milliards pour les 14 banques en activité) fragilise les ratios pruden- tiels. A fin juin 2017, la situation des normes
prudentielles se présente ainsi qu’il suit : 11 banques sur 14 présentent des fonds propres posi- tifs ; 10 banques respectent le radio de liquidité ; 8 banques respectent le ratio de couverture des immobilisations ; 10 banques respectent le ratio de couverture des risques. Aucune banque ne res- pecte le ratio de la structure du portefeuille-crédits.
Le processus de restructuration de la Commercial Bank of Cameroon est achevé suite à la convoca- tion et la tenue de l’assemblée générale et du conseil d’administration du 6 mai 2016 à Douala, au cours desquels les dirigeants et des administrateurs de la banque ont été désignés. En juillet 2017, le protocole d’accord entre le MINFI et la CBC a été signé. Ce protocole va permettre à la CBC de rétablir ses équilibres financiers afin qu’elle réponde aux exigences de la COBAC. Il faut signaler que la signature de ce protocole marque la fin des engagements de l’Etat dans le processus de restructuration de la CBC.
Le siège social de la Societe Generale Cameroun à Douala




















































































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