Page 33 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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                 L’activité s’accélère dans le secteur tertiaire pas- santde3,4%en2015à4,5%en2016.Cette performance s’observe dans toutes les branches d’activité et plus particulièrement dans les branches « commerce, restaurants et hôtels », « transports » et, « informations et télécommunica- tions ». Les branches ont bénéficié de la diversifi- cation de l’offre des services de télécommunica- tions (internet, téléphonie mobile, télévision), de l’inclusion et des innovations financières (moné- tique, mobile money), ainsi que les effets positifs de l’organisation de la CAN féminine de 2016. Ce secteur pèse 52,1 % du PIB.
Du côté de la demande, la consommation finale, principal moteur de la croissance, progresse de 3,6 % en 2016, après 5,2 % en 2015. Les dépenses de consommation finale privée ralentissent, en liai- son avec le renchérissement de certains produits, notamment les féculents, les huiles et graisses, les produits laitiers, les boissons et les services d’hôtelle- rie et de restauration. Les dépenses de consomma- tion finale publique ralentissent à 3,5 %, en liaison avec la rationalisation des dépenses publiques.
L’investissement enregistre un taux de croissance de 7,5 % après –0,3 % en 2015, et contribue à hauteur de 1,9 point à la croissance du PIB. Cette embellie est reflétée tant au niveau de la compo- sante privée que de la composante publique. Après avoir régressé de 0,2 % en 2015, l’inves- tissement privé s’accroît de 6,4 %, tandis que l’in- vestissement public, connait une hausse de 11,2 % après -0,6 % en 2015. Le démarrage effectif des investissements programmés dans le cadre du plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance (PLANUT) explique cette évolution.
S’agissant de la demande extérieure, elle grève la croissance à hauteur de 0,4 point en 2016. Cette situation résulte d’une diminution du volume des exportations de biens et services plus impor- tantes que celle des importations.
Concernant les prix, l’inflation reste maitrisée avec un taux de 0,9 % contre 2,7 % en 2015. Quelques postes de consommation enregistrent des hausses de prix, notamment « restaurants et hôtels » (+3,5 %), « boissons alcoolisées et tabacs » (+3 %) et « enseignement » (+2,6 %). A l’inverse le poste « communications » baisse de 2,2 %.
En 2016, l’activité s’est accrue de 4,5 % contre 5,7 % en 2015. Le PIB nominal observé est de 19 105 milliards de FCFA. L’inflation s’est établit à 0,9 % en 2016 et à 2,7 % en 2015.
REDUCTION DU DEFICIT
DE LA BALANCE COMMERCIALE
En 2016, les échanges avec l’extérieur se sont effectués dans un contexte marqué par : la baisse de la demande mondiale notamment dans les pays émergents ; la baisse des cours des produits de base notamment ceux du pétrole ; les dévaluations du Naira.
Le déficit de la balance commerciale passe de 1 174,9 milliards en 2015 à 1 135,9 milliards, soit une diminution de 39 milliards. Hors pétrole, le déficit se réduit de 162,9 milliards passant de 1 680,3 milliards en 2015 à 1 517,4 milliards. L’amélioration du solde commercial résulte d’une baisse moins importante des exportations par rapport aux importations. Le taux de couverture diminue de 3,8 points pour se situer à 63,3 %.
Les exportations chutent de 18,4 % en 2016 pour s’établir à 1 959,7 milliards. Hors pétrole, elles diminuent de 12,1 % par rapport à 2015, consécutivement à la baisse des ventes de cacao brut en fèves, des bois en grumes, des carburants et lubrifiants, de l’aluminium brut et du coton brut. Cette situation est atténuée par l’augmentation des ventes des bois sciés, des bananes fraîches, de pâte de cacao, des feuilles de placage en bois et de beurre de cacao.
Le pétrole brut représente 35,5 % du total des expor- tations. Il est suivi principalement par le cacao brut en fèves (20,3 %), les bois sciés (8,7 %), les bois en grumes (4,6 %) et le coton brut (4,5 %).
En 2016, les exportations se chiffrent à 3 095,5 milliards, en baisse de 13,4 % par rapport à 2015. Cette évolution s’explique par la diminu- tion des achats des hydrocarbures (-31,2 %), des céréales (-16,4 %) et des véhicules automobiles et tracteurs (-11,1 %). La hausse des achats de machines et appareils électriques ou mécaniques (+8 %) atténue cette baisse. Les importations du clinker sont en hausse de 40,8 % en volume et de 29,4 % en valeur, en lien avec l’activité dans les cimenteries du pays.
Le dynamisme du secteur du batiment participe au développement de l’économie
LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN



















































































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