Page 34 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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                 LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN
Par zones géographiques, l’Union européenne demeure le principal partenaire commercial du Cameroun avec 39,2 % des échanges en valeur contre 34,7 % en 2015. Elle est suivie par : l’Asie orientale avec 18,5 % des échanges, l’Asie du sud-est (13 %) et l’Afrique de l’ouest (11,8 %). Le poids des échanges avec les autres pays de la CEMAC est de 3,3 %.
Sur le plan bilatéral, les Pays-Bas demeurent le premier client du Cameroun. L’Inde cède la 2e place à l’Italie pour occuper le 3e rang. L’Afrique du Sud (8e) et la Malaisie (9e) font leur entrée parmi les dix premiers clients. Les Etats-Unis réin- tègrent le classement à la 10e place. La Chine demeure le premier fournisseur du Cameroun avec 20,4 % des achats. Elle est suivie par la France (11,3 %), le Nigeria (8,5 %), la Thaïlande (4,3 %) et le Togo (4,1 %).
Au premier semestre 2017, le déficit de la balance commerciale se réduit de 125,6 mil- liards et s’établit à 342,2 milliards. Hors pétrole, le déficit commercial se creuse de 24,3 milliards et se chiffre à 719,9 milliards, résultant d’une hausse de 1,7 % des importations conjuguée au repli des exportations de 0,5 %.
S’agissant de la balance des paiements, le solde global enregistre un déficit de 824,5 milliards, après un excédent de 483 milliards en 2015. Le déficit du compte courant diminue de 80,9 mil- liards et se situe à 613 milliards (3,2 % du PIB). Cette évolution résulte d’une réduction des déficits des biens (-83,6 milliards) et des services (-52,1 milliards), conjuguée à une amélioration de l’ex- cédent des revenus secondaires (+17,8 milliards). Les soldes globaux des branches « agriculture », « exploitation forestière », « hydrocarbures », et « transports » sont excédentaires. Les autres secteurs (industrie, commerce, télécomunications, activités financières) affichent des déficits.
Au plan bilatéral, les soldes des balances bilaté- rales sont déficitaires avec la Chine (-306,4 mil- liards), le Nigeria (-295,8 milliards), la France (- 103,7 milliards) et les Etats-Unis (-20,5 milliards). Elles sont excédentaires avec la CEMAC (+690,6 milliards) et l’Union européenne (+339,6 milliards).
AMELIORATION DU CLIMAT DES AFFAIRES
En 2016, le taux de change effectif réel (TCER) augmente de 2,0 %, traduisant une détérioration du niveau de compétitivité. Cette évolution est imputable à l’appréciation de 3,4 % du taux de change effectif nominal (TCEN). Le FCFA s’ap- précie par rapport aux autres devises à l’excep- tion du dollar américain. Le différentiel des prix avec les principaux partenaires commerciaux, notamment la Chine et le Nigeria, reste en faveur du Cameroun. Les termes de l’échange se sont détériorés de 20,3 % par rapport à 2015, du fait du recul plus important du prix des exporta- tions par rapport à celui des importations.
Cette année, le secteur tertiaire a atteint une croissance de 4,5 % grâce notamment au dynamisme du secteur des communications
Les réformes suivantes ont été mises en œuvre pour améliorer l’environnement des affaires : la réduction des délais d’obtention du permis de construire ; la procédure de conciliation de l’OHADA pour les entreprises en proie aux diffi- cultés financières ; la promulgation de la loi fixant le capital social minimum et les modalités de recours aux services du notaire dans le cadre de la création d’une société à responsabilité limitée.
S’agissant de la compétitivité structurelle, le Cameroun est classé au 119e rang sur 138 pays (en recul de 5 places), d’après le rapport 2017 du forum économique mondial. Le recul est attribuable à la qualité des infrastructures (131e rang), la qualité de l’enseignement supé- rieur et de la formation (105e rang). Sur l’ensem- ble des indicateurs, il occupe le 20e rang en Afrique et le 2e dans la CEMAC.
Dans le Doing Business 2018, le Cameroun gagne trois places, passant du 166e au 163e rang mon- dial. Cette amélioration est attribuable aux indica- teurs concernant la création d’entreprise et l’obten- tion des crédits. En effet, les procédures de création d’entreprise sont rendues plus souples à travers notamment, la réduction du capital minimum. Pour ce qui est de la facilité à obtenir les crédits, elle s’est traduite notamment par la mise en place d’un fichier bancaire national des entreprises, et d’une centrale des incidents des paiements.
La 8e session du Cameroon Business Forum, tenue en 2017, a retenu 23 réformes à implé- menter en 2017, notamment dans les domaines ci-après : création d’entreprises, accès à la pro- priété, accès au crédit, paiement des impôts et commerce transfrontalier.





















































































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