Page 342 - Atouts Economiques Cameroun-2019-FR
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                 LES ATOUTS ECONOMIQUES DU CAMEROUN
Les effets de la crise économique, notamment les faillites bancaires, résultant de la détériora- tion du portefeuille des crédits consentis aux économies de la zone d’émission ont amené la BEAC à promouvoir de nouveaux instruments de politique de crédit plus adaptés à la situa- tion de ces économies.
LA PROGRAMMATION MONÉTAIRE
La crise du secteur bancaire a conduit les autori- tés monétaires à améliorer les instruments de conception et de gestion de la politique moné- taire afin de garantir la stabilité de la monnaie, l’équilibre du marché financier et de favoriser le développement économique.
Auparavant, réalisée à travers l’appréciation des seuls besoins futurs des banques estimés par confrontation des emplois et des ressources de leurs bilans passés, la définition des objectifs dans le domaine des crédits est basée depuis septembre 1991 et janvier 1992 sur la program- mation monétaire, qui vise à assurer la cohé- rence des objectifs et des décisions monétaires avec l’évolution prévisible des autres grandeurs macro-économiques.
Elle permet d’effectuer des projections des agrégats monétaires, avoirs extérieurs, crédits intérieurs et masse monétaire, et de déterminer le montant maximum des concours de la BEAC (dit refinancement maximum) à partir des prévi- sions préalablement établies au cadrage macro-économique.
LA NOUVELLE POLITIQUE
DE REFINANCEMENT DES BANQUES
Le marché monétaire sous-régional
Depuis 1994, la BEAC tente de ne plus utiliser la technique de réescompte pour la régulation du mar- ché des liquidités. Elle a opté depuis lors, pour l’uti- lisation des mécanismes de marché à travers les- quels le taux d’intérêt joue un rôle de premier plan.
C’est dans ce contexte qu’a été créé le marché monétaire de la Zone BEAC. A vocation à la fois nationale et sous-régionale, ce marché comporte deux compartiments : un premier interbancaire (niveau 1) sur lequel les banques s’échangent leurs excédents de trésorerie à des conditions libres en fonction de l’offre et de la demande ; le second pour les interventions de la Banque Centrale (niveau 2) sur lequel celle-ci peut vendre de la monnaie cen- trale aux banques pour réguler le marché dans le sens de ses objectifs monétaires ou de crédit.
Toutefois, ces efforts restent insuffisants au regard de l’importance et de la nature des ressources nécessaires au développement du secteur productif, notamment les capitaux à risque et les crédits à moyen et long termes.
Pour compléter ces instruments, la Banque centrale a initié des études sur les conditions de mise en place d’un système de financement à long terme de la zone d’émission. Ces études portent sur le renforcement des structures existantes telles que, entre autres, la Banque de Développement des
l’Etat garantit, dans le respect des lois les opérations de transfert




















































































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